A l'est la guerre oubliée

L’exposition "À l’est la guerre sans fin" au Musée de l'Armée, est là pour nous rappeler que la guerre de 14-18 ne s’est pas déroulée que dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Elle a eu lieu aussi sur le front de l’Est (déjà) et cela jusqu’en 1923. 

L'expo A l'est la guerre sans fin rappelle que le front de l'est est aussi théâtre de d'affrontements pendant la Grande Guerre.


À l'est du nouveau


La Grande Guerre, ce n'est pas seulement le front de l'ouest. C'est aussi une guerre sur le front de l'est. 

Cette guerre que l'on a tendance à oublier à l'ouest a été également une guerre de tranchées, et une véritable boucherie. Mais avec des conséquences phénoménales pour l’avenir de l’Europe et du monde.

Actuellement, le centenaire de la grande guerre permet de célébrer les poilus en particulier mais il serait dommage que dans un réflexe franco-français, ou "occidental" pour ne pas dire "otanesque", on ne se focalise justement que sur eux. C’est bien pourtant ce que nous montrent les médias en général.

Heureusement pour voir plus loin il y a LACN. Allons donc au delà de la soupe médiatique et ouvrons notre scope d’intelligence en prenant du recul.

La guerre oubliée

La première Guerre mondiale ce n’est pas que 14-18 et le 11 novembre. C’est ce que nous propose heureusement le musée de l’Armée avec cette exposition unique « À l’est la guerre sans fin, 1918-1923 » du 5 octobre 2018 au 20 janvier 2019.


L'expo A l'est la guerre sans fin rappelle que le front de l'est est aussi théâtre de d'affrontements pendant la Grande Guerre.

On plonge en immersion totale dans le bouillonnement des peuples et des courants indépendantistes et nationalistes. 

Des courants que les traités vont tenter de canaliser et d’orienter au détriment de tous finalement, tant ils feront naître de ressentiments par la suite, et qui conduiront au pire.

C’est d’abord la révolution Russe qui marque par sa durée et sa violence. Une guerre civile entre les rouges et les blancs avec son cortège d’atrocités dont on n’a même pas imagination.

Une guerre civile dans laquelle interviennent, comme de l'huile sur le feu, les nations occidentales, le Japon, les pays frontaliers dont l’objectif sera de s’emparer des richesses de la Russie (ce fut le cas pour l’or emportée par les Tchèques). Ce qu’ils réussiront en partie jusqu’à la victoire des communistes.


L'impact encore aujourd'hui

Avec cette exposition, on comprend mieux cet épisode de l’histoire, méconnu chez nous, et cause de la méfiance russe vis à vis de l’étranger, qui se perpétue toujours aujourd’hui.


L'expo A l'est la guerre sans fin rappelle que le front de l'est est aussi théâtre de d'affrontements pendant la Grande Guerre.

Jean-Jacques Marie le relate parfaitement dans son ouvrage "La guerre des russes blancs, 1917-1920" (Ed. Tallandier) où il consigne les témoignages et l'historique du conflit qui suivi la capitulation Russe. Il fait l'écho d'une véritable boucherie et d'atrocités comme jamais on eu l'occasion d'en connaître dans l'histoire.

C'est également le témoignage qu'en fait Alexandre Sumpf dans "La grande guerre oubliée" (Ed. Tempus), un conflit qui ouvrira d'autres plaies à l'instar de ce qui se produit à l'ouest, avec les désirs d'émancipation des peuples européens, l'éclatement des empires et la signature de traités iniques. 

Une exposition d'utilité publique.




À l'est, la guerre sans fin, 1918-1923
Du 5 octobre 2018 au 20 janvier 2019
Tarif plein : 12€, tarif réduit : 10€

Gratuit pour les moins de 18 ans. 5€ pour les jeunes de 18 à 25 ans ressortissants ou résidents de l'UE et les titulaires du Pass Education.
Pour en savoir plus,
Rendez-vous au Musée de l'Armée, 129 rue de Grenelle 75007 Paris, ou sur le site Internet de l'exposition.

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