LACN n°25 mars-avril 2008 : Hors champ sur la case de l'oncle Sam

Comme tous les 2 mois, nous retrouvons mon oncle d’Amérique et ses nouvelles toutes fraîches sur ce qui se trame dans la cité des anges.


Spécial Oscars


Il y avait bien du monde dimanche soir à l’occasion de la 80ème cérémonie des Oscars qui se déroulait au Kodak Theater de Los Angeles. 

Outre les journalistes français qui étaient venu pour voir la môme et qui semblaient découvrir Hollywood, une immense foule avait fait le déplacement pour assister à l’apparition des acteurs sur un tapis rouge étincelant de gloire retrouvée.

Il faut dire que le tout Hollywood et en particulier les fans de cinéma avaient été privés de ce traditionnel foulage de tapis lors des précédents Golden Globes qui avaient été dépouillés de leur substantifique moelle pour cause de grève des scénaristes. 

La folle ambiance des Oscars

Du coup, portée par le fringuant John Stewart, une folle ambiance régnait ici autour d’une ferveur populaire incontestable contrairement à ce que l’on a pu observer lors de la cérémonie funèbre des Césars de l'enterrement du cinéma français en état de mort clinique. 

La fin du mouvement des scénaristes n’y était sans doute pas pour rien.

Ici, rien à voir en effet avec le théâtre du cimetière du Châtelet. 

Nos stars se sont d’abord prêtées aisément à la traditionnelle séance de photo call devant une foule béate d’admiration. Ensuite, au cours de la cérémonie, la salle réagissait et participait et l’on ne ressentait aucune tension. Peut-être parce qu'à l'entrée des Césars, on distribue un balai pour que les participants se mettent dans le cul ? Heureusement, aux Oscars, pas de trace de balai.

Sacré palmarès

Nous ne reviendrons pas sur le palmarès que tout le monde connaît évidemment. NO COUNTRY FOR OLD MEN remporte 4 prix avec le meilleur réalisateur, le meilleur film, le meilleur scénario et le meilleur second rôle pour Javier Bardem.

C’est Daniel Day-Lewis qui remporte l’Oscar du meilleur acteur pour le film THERE WILL BE BLOOD de Paul Thomas Anderson et c’est Tilda Swenton qui reçoit le prix du meilleur 2nd rôle féminin pour le film MICHAEL CLAYTON.

A noter que les 4 acteurs primés sont tous européens et que, sans faire preuve de chauvinisme, c’est la première fois qu’une actrice réalise le Grand Chelem en emportant un Golden Globe, un Bafta, un César et un Oscar.

En revanche LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON repart les mains vides ainsi que REVIENS-MOI qui ne récolte que la statuette de la meilleur musique. 

Les membres de l’académie nous ont donné rendez-vous l’an prochain pour de fabuleux moments de cinéma.


Spécial Razzies Awards

Une autre cérémonie fait traditionnellement parler d’elle à l’approche des Oscars. Il s’agit des Razzie Awards, qui récompensent la veille, les films et les acteurs les plus mauvais de l’année.

A l’instar des Oscars, nous avons assisté cette année à un record historique. C’est la 1ère fois en effet qu’un film repart avec 8 trophées, c’est dire si les critiques ont été unanimes. 

Il faut dire que I KNOW WHO KILLED ME, le thriller de Chris Sivertson, est propulsé par l’interprétation particulièrement admirable de son actrice principale, l'inénarrable Lindsay Lohan, qui atteint des sommets dans son jeu d’actrice puisqu’elle joue 2 rôles principaux dans ce film. 

Elle prouve en passant qu’il est possible de tourner entre deux cures de désintoxication.

Résultat, en plus de 2 prix de la pire actrice, elle récolte le prix du pire couple à l’écran. 

En ce qui concerne son film, il repart récompensé des prix de pire film, pire réalisateur, pire scénario et pire remake ou film dérivé et d’un prix spécial du jury, celui de pire excuse pour un film d’horreur.

Du côté des acteurs, c’est une fois de plus l’inénarrable Eddie Murphy qui est récompensé pour ses prestations dans NORBIT. 

Un acteur propulsé lui aussi en orbite et qui repart avec le Razzie du pire acteur, pire acteur dans un second rôle et pire actrice dans un 2nd rôle.

Devant une telle débauche de qualité, on attend avec impatience la prochaine édition des Razzie.


Carnet rose

Maintenant que les tapis rouges sont roulés et que les robes de soirées ont été rendues aux grands couturiers, nous pouvons revenir à la réalité avec l’évènement marquant de l’actualité hollywoodienne.

Eh oui, c’est Jennifer Lopez qui fait parler d’elle puisqu’elle a mis au monde vendredi dernier des jumeaux, un garçon et une fille, fruit de son union avec son 3ème mari, le chanteur Mark Anthony. 

C’est en revanche la 1ère fois que l’actrice goûte aux joies de la maternité. 

Quant à lui, il n’en est pas à son 1er galop d’essai puisqu’il est déjà papa de 3 enfants issus de ses précédents mariages. Voilà de quoi pimenter leur vie de couple entre biberons et dérangements gastriques.

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