Parlor snakes revient avec Disaster Serenades

Disaster Serenades est le nouvel album de Parlor Snakes. Une véritable réussite qui confirme le potentiel énorme du groupe. A écouter d'urgence.

Disaster Serenades place Parlor Snakes dans la lignée des plus grands du rock.
© Antoine Doyen


Parlor Snakes frappe un grand coup


Quand Parlor Snakes prend la parole ce n'est pas pour faire dans la mièvrerie. Tout le monde se tait et s'arrête, se faisant tout petit, un peu comme lorsqu'en réunion ton boss frappe du poing sur la table pour siffler la fin de la récrée.

Du coup, tout le monde écoute. Religieusement. C'est comme ça depuis les débuts. 

Parlor Snakes s'est fait une spécialité d'imposer sa musique, son style et de nous emmener dans son univers, en l'occurrence au garage ; celui du rock effervescent, d'un rock pur et brut. 

Un rock que l'on a découvert avec les précédents opus et qui rappelle à la fois le punk à la Blondie, à la Patti Smith, la force d'un White Stripes, l'énergie de P.J. Harvey, avec des envolées à la Velvet Underground.

Voilà qui force le respect.


Disaster Serenades place Parlor Snakes dans la lignée des plus grands du rock.
© Antoine Doyen



Mais stop aux comparaisons, car au final, ce que l'on retient de tout cela, c'est d'abord leur personnalité propre, celle d'un groupe au tempérament d'acier qui prend les commandes et assure : What You Hear Is What You Get.

Emmenés par Eugénie Alquezar (clavier / chant) et Peter Krzynowek (guitare), Parlor Snakes m'a dès les débuts donné la sensation de voir en eux les Bonnie & Clyde du rock.

Aujourd'hui épaulés par Severin Pignol (basse) et Marc Le Saux (batterie) ils nous offrent des chansons aux riffs magnétiques, travaillées tout en force mais aussi en subtilité.




Disaster Serenades colle une grosse claque 

C'est le troisième album, et peut-être celui qui marque le plus. Et pourtant, pas simple tant les précédents avaient accaparé l'attention. 

On se souvient encore des deux premiers EP en 2010 "Shotguns" et "Tomorrow Never Comes", puis du premier album "Let’s Get Gone" en 2012, suivi d’un deuxième album éponyme

En bon samaritain, tu avais appliqué les préceptes de ta religion, celle du rock : après la première claque, tu avais tendu l'autre joue. Baam. Et t'en redemandais. Le bonheur, c'est aussi un peu du masochisme.

La nouvelle claque signée Parlor Snakes s'appelle donc "Disaster Serenades". Et impossible de ne pas y couper.


L'album te fournit à nouveau cette bonne gifle bien agréable, d'une efficacité généreuse, classe, dans la droite ligne des précédentes productions. 

Le ton est donné avec "Darkness Rises". On sait directement à qui et à quoi on a affaire. On explore des territoires ténébreux, avec ce petit côté tribal à la Siouxies & The Banshees.

Le titre "Marc Bolan's Fifth Dream" pourrait être l'emblème de l'album. Titre phare, morceau sublime et lancinant, il possède ce qu'il faut de sombre et de noirceur brute, de celle qui se faufile dans les âmes au fin fond de la nuit. 

Le reste est au diapason, c'est fougueux, enlevé, puissant et subversif à souhait ("Das Meer", "Wonderland", "Delicate Creatures"). 

Difficile de préférer un morceau à un autre, tant le niveau est constant. On ne ressent pas de baisse de rythme, ni d'intensité. 

Au final, un album qui s'écoute, en boucle, deux, trois, quatre fois d'affilée, tant il donne de la joie.



À vivre aussi en live :
8 Octobre: POINT EPHEMERE - PARIS
29 Octobre : LES 4 ECLUSES (w/ Detroit Cobras) - DUNKERQUE
15 Novembre: LA CLEF ST GERMAIN (w/ Ko Ko Mo) - ST GERMAIN EN LAYE
23 Novembre: LA BALEINE DESHYDRATÉE - QUIMPER



PARLOR SNAKES
Nouvel album "Disaster Serenades"
Dans les bacs depuis le 4 octobre
Hold On Music / Wagram Music


Pour en savoir plus :

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