False alarm pour Two Door Cinema Club

Les irlandais de Two Door Cinema Club sortent leur quatrième album. False Alarm reste dans une ligne explorée précédemment sur Gameshow, et propose quelques beaux morceaux, plus funky, à l'instar de "Talk". Une évolution ?

False alarm conforte Two Door Cinema Club vers une électro pop plutôt groove

False Alarm, quatrième album de TDCC

Et de quatre, dirait-on. La sortie de l'album "False Alarm" marque le grand retour de Two Door Cinema Club, ce groupe electro pop irlandais.

L'album False Alarm nous emmène sur le tempo hérité des précédents opus, et notamment de Gameshow, où l'on trouvait déjà ce type de son, comme avec le titre "Bad Decisions".

À la différence près que les quatre gamins irlandais ont pris en maturité et se sont affirmé de plus en plus dans une veine électro plus pop et moins rock, avec des touches funky de plus en plus présentes sur l'album.

Ils se font moins sérieux, ont gagné en recul et semblent comme libérés. Cela donne un son très intéressant, acidulé, suave et séduisant. 

False Alarm est pourrait-on dire totalement à leur image désormais, une image polie au fil de leurs années de collaboration, intégrant les succès comme les couacs.

Un album libération donc, qui ne se prend pas au sérieux et procure de la joie.

L'emblème de ce False Alarm serait pour moi le titre "Talk", que je trouve très énergique et très riche en interprétation.





Mais c'est au fil de l'écoute des autres titres que l'on se fait un avis plus tranché. Avec du pour et du contre, comme dans tout, mais je garderai toutefois à l'esprit la force de titres comme "So Many People", avec un groove très dansant.





Ou comme "Nice To See You" qui laisse la part belle aux choeurs de Mokoomba, le groupe du Zimbabwe, et au rappeur Open Mike Eagle.








Rien que ces trois titres, mettent en valeur le talent et surtout le parcours de Two Door Cinema Club. Un parcours qui n'a pas été des plus sereins, car semé d'embuches, mais qui grâce à ce nouvel album trace le sillon d'un nouvel eldorado.


Les débuts précoces de Two Door Cinema Club

A l'origine de #TDCC, on a deux potes qui se sont rencontrés aux scouts. Alex Trimble et Kevin Baird. Comme le monde est grand ils perdent tracent l'un de l'autre.

Mais comme le monde est petit, surtout là où ils habitent, c'est par l'intermédiaire d'un pote de lycée à savoir Sam Halliday, qu'ils vont se retrouver.

Ils vont alors évoluer ensemble pendant leurs études.

Avec tous les trois plus ou moins les mêmes goûts musicaux, ils décident de se lancer dans le grand bain de la musique. On est à l'époque de Myspace, eh oui, là plateforme où la musique s'exprimait à plein. La préhistoire...


Une histoire un peu tourmentée

Formé en 2007 le Two Door Cinema Club est remarqué et signé par le label Kitsuné.

Centré autour d'une communauté qui prend de l'ampleur, Two Door Cinema Club s'envole sur les réseaux sociaux.

Pourtant, malgré la carte de visite Kitsuné, la sauce ne prend pas côté médias.

False alarm conforte Two Door Cinema Club vers une électro pop plutôt groove

Presque ignorés, ils sont pourtant de plus en plus adulés par un public de fans de la première heure. Celui-ci s'élargit peu à peu et va progressivement propulser le groupe vers les sommets.

Des vues, des taux d'engagements énormes, poussent le groupe et le lancent vers une multiplication de dates et de tournées.

Two Door Cinema Club sort plusieurs morceaux phare, puis, dans la foulée, un premier album en 2010.

Ce premier opus, "Tourist History" les impose sur une scène électro rock qui va faire tout leur charme.

Et vient déjà le temps du changement de label.

Crise de croissance pour #TDCC

Des étudiants qui forment un groupe de musique, c'est fréquent. Souvent cela fonctionne un temps et puis ça s'arrête. Rare sont ceux qui perdurent.

Two Door Cinema Club aurait d'ailleurs pu se fracasser rapidement, et a en l'occurrence frôlé la disparition après leur deuxième album "Beacon". Une période où les concerts s'enchaînent, les épuisent physiquement et moralement.

Au point de mettre le groupe en péril et carrément de le séparer.

Crash test pour #TDCC

Et puis, après une courte période de séparation, la machine est reparti. Lentement d'abord, avec précaution, puis plus fortement dès lors que les non-dits étaient balayés et que la confiance renaissait peu à peu.

False alarm conforte Two Door Cinema Club vers une électro pop plutôt groove

Chacun avait fait son introspection, pour au final décider de revenir, acceptant les forces et faiblesses de la vie de groupe. 

Une vie de groupe qui accueillait à la fois un nouveau membre, une nouvelle équipe et surtout les responsabilisait à travers la création de leur propre label.

C'est un peu l'histoire de Two Door Cinema Club.

Des débuts en fanfare et une crise de croissance

C'est un peu dans la douleur parfois que les choses se révèlent.

Reprise de contrôle donc avec le troisième opus et puis ce nouvel album, comme une confirmation de leur personnalité.

Cela se laisse écouter et c'est véritablement du plaisir à partager.

On finit avec "Satellite" et son électro rétro kitsch qui brille de mille feux. Un peu trop kitsch cependant. Attention à ne pas en faire trop. 




Nous aurons prochainement l'occasion de voir si ce relent de kitsch revient à la mode, et paye en séduction surtout auprès des aficionados rock de la première heure. 

Ce sera lors de leur venue à Rock En Seine.

Two Door Cinema Club
Album False Alarm
Disponible depuis le 14 juin 2019
Label Pias

Pour en savoir plus :

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