Acapulco Heat ou les coulisses de l'Agence Acapulco

Acapulco Heat, connue chez nous sous le titre Agence Acapulco, fait partie de ces séries kitch des années 90 destinées à relancer le tourisme mais pas l'intelligence. Inutile de revoir tous les épisodes, il suffit de lire cet article pour tout savoir sur Acapulco heat.

Acapulco Heat ou l'histoire d'une série sans neurones et sans raisons


Des vacances à Acapulco ?

Dans les années 90 le monde était bien fait.

Si les filles voulaient voir un endroit paradisiaque avec des beaux mecs body-buildés jouer de leur pec, un coup en haut, un coup en bas, si les mecs voulaient voir des filles ultra sexy se vautrer en maillot la peau humide gorgée de sable, si vous aviez besoin de votre petite dose de tourisme sexuel, eh bien, vous n'aviez pas besoin de faire un long voyage pour Pattaya.

Vous pouviez prendre votre bonne bouffée de chaleur ensoleillée et accélérer votre rythme cardiaque, tout en restant chez vous à boire des bières. Et cela, grâce a M6. Et pas seulement le dimanche soir à 23h30...

Il suffisait d'allumer votre écran pour découvrir Acapulco Heat. Le samedi après midi. Pendant que bobonne faisait la vaisselle et que le petit était parti au foot. TKL !


Acapulco Heat ou l'histoire d'une série sans neurones et sans raisons

Alors ? Qu'est-ce que tu fais pour les vacances ?

Une agence à Acapulco

Acapulco Heat prenait la forme d'un film promotionnel pour vous faire croire que l'on pouvait à la fois vivre au paradis du sexe tout en luttant contre le terrorisme. 

Et on avait pensé à tout. 

Vous aviez une série policière pleine d’action et d’aventure, avec un Hummer s'il vous plaît, et dedans, des agents spéciaux beaux gosses dont le corps huilé et épilé était totalement voué à la résolution d'affaires criminelles les plus ardues.

- Il est parti à droite.

- Oui, je l'ai vu.

- C'est donc qu'il a tourné par là.

- Oui, tu as raison.

"WOW effect" garanti. Des sortes de Jack Bauer de la CTU, mais avec plus que 24 heures et en chemises hawaïennes. 

Mieux que Magnum.

Car en plus des agents spéciaux résolvant des énigmes, les strings des agentes spéciales tendaient quant à elles leurs ficelles au maximum, bandant comme un arc, vers un seul but : celui de confondre les malfaiteurs et les empêcher de sévir. Accessoirement.

Car elles avaient surtout comme rôle de captiver les spectateurs et de muscler les chiffres des audiences et du tourisme local.

Acapulco Heat ou l'histoire d'une série sans neurones et sans raisons

Acapulco Heat, mesdames et messieurs, alias Agence Acapulco, voilà bien une série pleine de nostalgie, de coups de soleil, de peau moite et de sable chaud qui pourrait aujourd'hui même vous faire regretter d’avoir posé vos vacances en juillet ou en août pour partir dans l'Indre.

Une vague de chaleur

Oups, il fait chaud tout à coup. C'est presque une vague de chaleur digne des rues parisiennes.

Comment vous dites ? Un monument de la télévision ? C’est possible…

Ou pas...

Difficile de dire pourquoi cette série en fait. 

On avait, quelques années plus tôt, eu droit à "Tropical Heat", une série mettant en scène un ancien agent de la DEA reconverti en détective privé sous les tropiques, en l'occurrence dans les Caraïbes.

Cela avait donné "Un privé sous les tropiques", sorte de remake canadien de Magnum P.I., mais sans Ferrari.

Une série qui avait seulement duré 3 ans, tant les intrigues étaient délicates à mettre en place et surtout, tant elles tournaient en rond. 

Acapulco Heat ou l'histoire d'une série sans neurones et sans raisons

Le héros aurait dû adopter un Jack Russel, on est alors sûr que les amis des animaux auraient pétitionné pour des saisons supplémentaires. C'est pourquoi on a créé The Mask quelques années plus tard.

Sans neurones et sans raisons

La raison de la création d'Acapulco Heat reste une énigme. 

Il y a dans l’histoire des séries télévisées des ovnis de passage qui n’ont aucune incidence sur quoique ce soit, et d’autres qui produisent un effet papillon qui bouleverse des habitudes de vie sur des générations, voire des cycles vitaux entiers. 

Agence Acapulco est indéniablement à classer dans la première catégorie.

Il y avait un avant Agence Acapulco et il y a exactement la même chose après, c’est dire si l’impact de cette série sur l’esprit humain est puissant. Ou pas.

Même Alerte à Malibu aura plus d’effet. Alors pourquoi ? Oui, pourquoi ?

Pourquoi avoir cette idée de série ? 

Faire s’escrimer des agents secrets à Acapulco… 

Une idée si étrange et stérile que la série sera stoppée avant même la fin de la première saison, et après seulement 17 épisodes. 

Et alors pourquoi l’avoir relancée cinq ans plus tard pour à nouveau la stopper au bout d’une seule saison ? 

Deux saisons en six ans, c’est déjà trop. 

Acapulco Heat ou l'histoire d'une série sans neurones et sans raisons

Pourquoi donc ? 

Trop de questions nous assaillent. 

Nous sommes décidément devant une énigme majeure de l’histoire du paysage audiovisuel et LACN va maintenant tenter de la résoudre pour vous.

Les dessous d'Acapulco Heat

Acapulco HEAT, puisqu’il faut l’appeler ainsi, est sorti en 1993 tout droit de l’esprit torturé de Max et Micheline Keller, un couple de scénaristes & producteurs à qui l’on doit également une autre série TV qui est passée tout aussi inaperçue ; Tarzan version 12

Fi de l'échec, Agence Acapulco sera donc leur plus beau bébé se disent-ils. 

Mais que s’est-il produit dans leur esprit pour avoir cette idée saugrenue ? 

Rien de plus simple.

Acapulco HEAT est tout simplement le fruit de la nostalgie de leur jeunesse et des springdays mexicains qu’ils ont vécus pendant leurs études où ils se sont rencontrés. 

Acapulco Heat ou l'histoire d'une série sans neurones et sans raisons
Nous, les gros poissons, on les pèche...

Ce besoin irrépressible de revivre leur folle jeunesse ressurgit en 1993 avec leur crise de la quarantaine. On pourrait acheter une Porsche, mais Micheline n'a pas le permis alors seul Max pourrait en profiter égoïstement.

Et finalement puisqu'ils sont un couple, autant conjuguer tout cela avec leur activité professionnelle de producteur.

Qu’à cela ne tienne, ils décident de lancer cette idée folle et de créer de toute pièce une série se déroulant sur la côte mexicaine. 

À l’arrivée, une promesse de séjour à l’année sous le soleil d’Acapulco pour batifoler en paix. N’est-ce pas mignon ?

Comment convaincre les diffuseurs ?

On a beau croire posséder le script le plus puissant du monde, encore faut-il trouver un diffuseur. 

En effet, à qui vendre un concept fruit de leur obsession pour les garçons en maillot moule-B vivant sous la chaleur humide de décors paradisiaques ? 

Et comment ? 

Car pour filmer tout cela et pousser les spectateurs à mater de la chair fraîche body-buildée, des poitrines gonflées et des fesses bien fermes sculptées dans des strings ficelle, il n’est pas nécessaire d’aller à Acapulco. 

On a la même chose sur la côte ouest en direct-to-video ou sur Hustler TV. 

Certes, ce concept est l’occasion de s’assurer facilement une audience de vieux cochons et leur permettre d’assouvir quelques fantasmes, mais est-ce suffisant pour être rentable et intéressant ? Et quel message faire passer alors ?

C'est un peu la question qu'un diffuseur se pose.

Un mauvais départ pour Agence Acapulco

Qu’importe, ils se lancent quand même dans l’aventure et leur première rencontre avec Irène Dobson, la productrice idéale pour commercialiser le programme en syndication sur le câble et le satellite, est donc un désastre. 

Elle leur demande poliment mais fermement de revoir leur copie s’ils veulent la solliciter à nouveau, ou bien d’aller directement s’adresser à Hugh Hefner

C’est à coup de moritos à volonté qu’ils vont donc réussir à renverser la tendance et faire accepter leur nouveau projet au cours d’une seconde entrevue plutôt bien arrosée. 

C’est dire si le pouvoir de persuasion de nos deux créateurs est apparemment sans limite.

Entre temps, ils auront eu l’occasion de revoir leur copie en effet.

Et d’injecter dans leur bible tous les ingrédients nécessaires pour faire accepter le projet. 

Ils auront eu aussi l’intelligence de négocier de faire venir à leurs frais Irène Dobson sur les lieux de tournage.

Pas bête, il suffit de l'appâter et de l’entourer de tout un casting masculin plein de testostérone spécialement sélectionné pour la faire chavirer de bonheur. On pouvait se le permettre puisqu'à l'époque les Stories Insta et les Facebook Live n'existaient pas...

Une nouvelle chance pour Agence Acapulco

Après son lifting, notre série sexy devient donc une série d’espionnage sexy et nos ravissantes playmates sexy deviennent des playmates espionnes sexy. 

Avec tous ces changements, il est désormais évident que la dose d’espionnage injectée modifie en profondeur le pitch et le destin du show. 

Effectivement, nous suivons désormais à l’écran les pérégrinations de l’équipe d’Acapulco Heat devenue l’Acapulco H.E.A.T., excusez du peu.

Avec HEAT pour dire le « Hemipshere Emergency Action Team ». Rien que ça.

Ce team est donc composé d’espions et d'espionnes triés sur le volet, qui agissent à partir d’Acapulco et qui travaillent pour l’ONU ! 

Leur mission ; stabiliser le monde libre et le vider de ses ennemis démoniaques. On ne se refuse rien.

Qu’y a-t’il de sexy alors, me direz-vous ? 

Eh bien, nos espions agissent sous couverture, ce qui peut paraître étrange sous la chaleur mexicaine. 

Mais c’est une couverture savamment étudiée à laquelle nos créateurs ont songé. Une couverture faite de maillots et de strings.

Une équipe sous couverture

L'idée est géniale.

Ils travaillent en effet officiellement dans une boutique sur le front de mer, où ils vendent maillots et autres shorts de bain, des cartes postales et aussi des crayons. 

C’est derrière cette façade révolutionnaire que se cachent nos six héros pour présenter les nouvelles collections. 

Ce sont 6 mannequins, beaux, bronzés, jeunes au look d’étudiants sportifs. Ils ont été recrutés par un dénommé Monsieur Smith, un agent mystérieux aux yeux injectés de soja, qui a fondé le H.E.A.T. et qui agit à New York depuis les bureaux de l’immeuble de l’ONU. 

Acapulco Heat ou l'histoire d'une série sans neurones et sans raisons


C’est lui qui les briefe sur leurs missions secrètes et qui, très inspiré, leur dit qu’il est prêt à nier tout rapport avec eux si un malheur venait à leur arriver au cours d’une mission. 

Une façon très crédible et inédite de se dédouaner, et qui n’avait encore jamais été vue à la télévision… 

Un casting de choix pour des personnages de choix

Mr Smith est joué par l’impressionnant John Vernon, un acteur dont les apparitions TV se situent non pas sous le niveau de la ceinture, mais plutôt sous le niveau de l’audimat... 

Son plus grand rôle restant très certainement « Killer klowns from outer space » en 1988 aux côtés d’autres acteurs inconnus…

Monsieur Smith a constitué cette équipe avec à sa tête un couple de spécialistes de l’espionnage.

Tout d’abord, un ancien agent de la CIA, Mike Savage, interprété par Brendan Kelly et apprécié pour ses biceps et son crâne rasé dans « Oz » ou dans « Con Air ». 

Il est officiellement le dirigeant et le photographe de mode de la boutique de maillots qui sert de couverture… 

Acapulco Heat ou l'histoire d'une série sans neurones et sans raisons

Avec lui travaille Ashley Hunter Coddington (Catherine Oxenberg vue dans Dynasty en Amanda Bedford Carrington), une ancienne agent du MI5 qui est la fille d’un ambassadeur britannique dont la femme a été exécutée par les Brigades Rouge…

Il fallait l'inventer.

Inutile de perdre du temps à chercher un rapport entre un ambassadeur britannique et les Brigades rouge, sachez juste que ce drame a eu l’avantage de briser la jeunesse de notre héroïne et de bouleverser sa vie au point de la projeter dès l’adolescence dans le monde des adultes. 

Marquée par la haine, elle ne sera plus jamais pareille et décidera de faire de la guerre contre le terrorisme sa plus grande croisade. 

C’est le magnifique message qu’ont voulu faire passer les auteurs… Mais officiellement, elle a d’abord pour rôle de faire les photos du catalogue de l’agence…

A leurs côtés, nos deux valeureux héros sont épaulés par une équipe de choc entièrement dévouée. 

Un spécialiste des arts martiaux, Tommy Chase, qui n’a rien d’asiatique du tout, mais qui est là pour attirer les fans de karaté vers la série. 

Il est interprété par Michael Worth qui réapparaîtra pour la saison 2. Tommy agit officiellement comme mannequin de l’agence parce qu’il est grand, beau et fort…

Il y a également Catherine ‘’Cat’’ Avery Pascal, la bad girl du groupe, une ancienne délinquante internationale, voleuse de bijoux qui a mis ses talents au service de la justice en retournant son body.

Jouée par l’inénarrable Alison Armitage et son tour de poitrine proéminent, elle a pour mission de faire affluer en masse les jeunes adolescents boutonneux vers leurs écrans. 

Avec Michael Worth, Alison Armitage est la seule qui sera au casting de la saison 2… On se demande pourquoi. Au sein de l’agence, elle pose donc comme modèle. On se demande aussi pourquoi (ou comment…).

Pour ceux qui préfèrent les blondes intelligentes, ce qui est rare, le casting comprend également une géniale informaticienne habillée en blouse d’infirmière très courte et avec un nom de série B, voire plus. 

Il s’agit de Krissie Valentine jouée par Holly Floria connue pour n’avoir fait que ça. Krissie agit officiellement comme modèle de charme au sein de l’agence et permet à l’époque aux jeunes étudiants en informatique d’avoir un but dans la vie.


Acapulco Heat ou l'histoire d'une série sans neurones et sans raisons

Pour contenter le gente féminine, avide de corps musclés et de regards de braise, l’équipe est enrichie par trois top modèles masculins ; Brett est l’expert en explosifs, armes et bagages et profite de son ancienne formation de Navy Seal pour effectuer quotidiennement un développé couché de 130 kilos. Il est joué par Spencer Rochfort qui continue à tourner directement en vidéo. Brett est mannequin dans l’agence.

A ses côté, l’agence peut compter sur une figure locale, ou plutôt quelqu’un qui se fond aisément dans la population environnante, en la personne de Marcos Chavez, le mexicain de l’agence, un ancien policier formé à Mexico, qui utilise son accent du terroir et son teint mat pour s’introduire chez l’ennemi et travailler sous couverture quelle que soit la température. 

Sorte d'Huggie les bons tuyaux, il bénéficie aussi de son réseau pour soutirer des informations utiles au profit de l’agence. Officiellement il sert de modèle et de traducteur à la troupe. Marcos est joué par Randy Vasquez vu dans « J.A.G. ». Ou pas.

Et terminons par le meilleur ; Il y a Claudio, l’autre mannequin de l’agence. Il est officiellement le propriétaire de l’hôtel dans lequel l’agence possède son quartier général, mais il apparaît aussi sur les photos du catalogue de la collection printemps-été, grâce à sa plastique parfaite de top modèle de classe internationale. 

Il est interprété par l’immense Fabio, le fameux top des années 90, dont la plus belle prestation à l’écran reste dans « Zoolander » où il joue son propre rôle. On peut aussi l’apercevoir bébé en prince Agisander 2 dans le film italien « Maciste contre les cyclopes » sorti en 1961.

Basés à Acapulco, nos amis volent de missions en missions pendant 48 épisodes au total. Acapulco est leur fief car c’est là que la pègre, les truands, les receleurs et les réseaux terroristes ont décidé d’installer leur planque tournante pour déstabiliser le monde libre. 

Heureusement Acapulco H.E.A.T. veille.

Que d'aventures dans Agence Acapulco

Au programme, tout au long des épisodes, nos agents auront fort à faire. 

Ils vont être confrontés à des situations inextricables imaginées par des auteurs avides de sensations fortes et de chutes de reins vertigineuses. 

Mais nos idoles parviendront à chaque fois à se surpasser pour les résoudre de main de maître. 

Dès le pilote, le ton est en effet donné ; les endroits les plus paradisiaques sont le cadre d’aventures palpitantes. 

Notre soif de voyage vers des destinations de rêve est assouvie. 

Mais ces destinations sont gangrenées par les plus sombres des malfaiteurs. Tapis dans l’ombre, ils sont prêts à tout pour déstabiliser le monde ; assassinats, enlèvements, traite des blanches, réseau néo nazi, attentats terroristes, trafics d’armes, vols de tableaux de maîtres, trafics de drogue. 

Heureusement, l’Agence Acapulco est chaque fois mandatée pour mettre un terme à ces agissements nauséabonds.

Un pilote à Rio

Le pilote de la première saison nous emmène à Rio, pendant le carnaval, où nos agents doivent faire face à leur pire ennemi, Neil Strake, qui en veut personnellement à chacun d’eux. 

On ne sait pas pourquoi. 

Peut être parce qu’ils l’empêchent à chaque fois d’arriver à ses fins. 

Le premier épisode nous montre donc une tentative d’assassinat d’un ambassadeur, déjouée par notre équipe. Qu’à cela ne tienne, le monstre tentera ensuite d’enlever une princesse, toujours à Rio. Sans oublier de monter là-haut. Mais sans résultat. De quoi nourrir une haine tenace.

Des intrigues palpitantes...

L’enlèvement semble être très séduisant aux yeux des auteurs car, pendant la première saison, pratiquement un épisode sur quatre nous en montre un. 

Par exemple, il suffit qu’un industriel anglais passe ses vacances aux Caraïbes pour qu’il soit menacé d’enlèvement et pour que Brett prenne sa place afin de démanteler le gang de malfaiteurs.

Une panne d’imagination ? 

Hop, il suffit de ressortir de sa boite l’ennemi mortel de l’agence pour lui faire organiser un kidnapping de quelques-uns de ses membres. 

C’est le cas lorsque Neil Strade enlève l’informaticienne blonde Krissie puis son bellâtre Brett avant de kidnapper Arthur, un autre agent qui travaille en quatre cinquième. Tout finira bien, heureusement.

...Mais un coût exorbitant

A côté de ces palpitantes intrigues, nous aurons l’occasion de découvrir quelques paysages paradisiaques des caraïbes ; Port Angeline, l’île de Tiburon, mais aussi le Panama, Saint Louis, Puerta Vallerta (le siège de l’agence), Rio ou encore Tel Aviv !

De quoi faire exploser le budget transport en plein milieu de la saison 1, au grand dam d’Irène Dobson qui commence à dégriser, car les moritos n’agissent plus. 

C’est à cette époque qu’elle décide de mettre le nez dans les comptes. 

S’apercevant du montant pharaonique des factures et des notes de frais, mais aussi alertée par des scripts de plus en plus farfelus et surtout des audiences qui s’effondrent, le programme ayant du mal à se commercialiser, elle décide d’arrêter le massacre après 17 épisodes. 

Elle laisse alors Max et Micheline en plein désarrois ruminer leur vengeance.

Stop ou encore

Tant pis, ils attendront le temps qu’il faut pour retravailler leur projet et cela mettra cinq ans pour qu’ils arrivent à leur fin. 

C’est en 1998 qu’ils voient en effet leur ténacité récompensée. Agence Acapulco 2 est de retour. Pourtant personne n’y croit. 

Qu’importe, ils produiront eux-mêmes le show.

Après la lecture du nouveau script, la plupart des comédiens présents au casting de la première saison décident de jeter l’éponge, sauf Michael Worth et Alison Armitage

Ils sont rejoints par Lydie Denier dans le rôle de Nicole et Christa Sauls dans celui de Johanna. 

Nous retrouvons donc une équipe réduite de quatre comédiens qui officie toujours dans leur boutique de maillot. Mais cette fois les tenues sont encore plus dévêtues que lors de la saison 1.

La promesse d'un contenu inédit pour la "saison 2"...

Il faut appâter le chaland. Cette fois, en guise de teasing, les deux scénaristes nous promettent surtout un contenu totalement inédit pour cette nouvelle saison. 

La preuve : Nos valeureux agents lutteront à nouveau contre des terroristes qui tenteront d’enlever l’épouse d’un ministre brésilien qui n’est plus ambassadeur… 

Ils empêcheront un attentat à la bombe contre le président de la république de Sainte Justine dans les Caraïbes, ils retrouveront deux touristes enlevées lors d’un voyage organisé, ils retrouveront la trace d’une adolescente kidnappée, ils déjoueront un détournement de lingots d’or.

Cette vague de nouveauté sera ponctuée par deux épisodes cultes dont les synopsis sont entrés dans les annales : 

« En faisant son jogging, Cat assiste à un assassinat » 

et surtout 

« Un joueur handicapé, à qui l’on vient de voler sa jambe artificielle, fait appel aux agents du H.E.A.T. ». 

Sans compter l’épisode final de la série, qui ponctue la seconde et dernière saison ; 

« Cat, Tommy, Joanna et Nicole se souviennent des missions les plus périlleuses qu’ils ont accomplies. » 

Un dernier épisode en forme de testament.

Là s’achève donc une aventure rocambolesque d’agents très spéciaux qui est devenu un gouffre financier mais qui a permis de payer les vacances au soleil de nos deux irréductibles producteurs. 

Inutile de dire qu’ils se font tout petits aux Etats-Unis et que la plupart des acteurs n’ont plus été revus. 

Mais peut-être qu’ils ont laissé un immense souvenir dans certains esprits jeunes adolescents à l'époque.

Alors, "do you feel the heat" ? Prêt pour des vacances à Acapulco ?


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