First man ou Ryan Gosling dans les pas de Neil Armstrong

Avec First Man, le nouvel opus de Damien Chazelle, Ryan Gosling campe un Neil Armstrong tout en fragilité. Captivant.

Avec First Man, Ryan Gosling campe un Neil Armstrong tout en fragilité


Il était temps de toucher la Lune


En 1969 le premier homme a posé les pieds sur la lune et je me dis que j’aurais bien aimé y assister en direct. En même temps je n’aurais pas le même âge et aujourd’hui j’aurais des problèmes de prostate. 

C’est pourquoi j’aurais souhaité que le premier pas se produise avec 40 ans de retard genre maintenant comme ça, on aurait pu le voir en direct en haute définition sur BFM TV et tweeter en live notre joie sur les réseaux sociaux. 

Au lieu de cela, aujourd’hui on préfère voir en HD et en live des matchs de foot ou des mariages princiers. On a les priorités planétaires qu’on mérite. 

Heureusement qu’il y a le cinéma pour nous faire revivre ce genre d’événement. Déjà parce qu’à l’époque les images studio étaient de piètre qualité. 

Mais c’était une volonté de Stanley Kubrick pour donner une tension dramatique supplémentaire et surtout cacher le fond vert qui servait de décor. 


First man ou Ryan Gosling dans les pas de Neil Armstrong.


Quoi je suis complotiste ? Ah, ah, bien sûr qu’on a atterri sur la Lune…

Bienvenue sur la Lune

Dans le domaine on a eu droit à la préparation avec l’étoffe des héros puis à l’accident avec Appolo 13. Et même un peu plus tard avec Gravity

Il nous manquait donc l’alunissage réussi. C’est chose faite avec First Man.

Nous voici plongés pendant 2h30 dans le quotidien des héros des temps modernes. Un quotidien fait de bric et de broc, de couteau suisse, de tôles ondulées et de tournevis cruciforme, bien loin de ce que les spationautes d’aujourd’hui peuvent connaître. Comme quoi, la qualité de vie au travail a grandement évolué.


First man ou Ryan Gosling dans les pas de Neil Armstrong.


Avec First Man on pourrait se dire que c’est le récit d’une aventure lunaire, de préparatifs de vols, d’entraînements, de test ratés, d’alunissage et d’after pour un retour sur terre palpitant. 

Loin des idées reçues

Mais c’est aussi totalement différent. On va vraiment au-delà. Et tant mieux car en réalité First Man suit pas à pas le récit du biographe de Neil Armstrong, James R. Hansen, qui a collaboré avec le héros jusqu’en 2012, l’année où l’astronaute nous a quittés. 

Un récit consigné dans son livre, un pavé de 700 pages qui a servit de bible aux scénaristes, producteurs et bien sûr à Ryan Gosling.


First man ou Ryan Gosling dans les pas de Neil Armstrong.


C’est donc pas mal fichu car ici tout est donc traité à travers le prisme d’un homme. Un homme ordinaire dans une aventure extraordinaire. Un homme seul, poussé à la postérité et malgré tout confronté à ses doutes et à ses failles. 

On sent bien ici la blessure du père de famille qui n’a pu sauver sa fille, Karen. La fêlure de l’abandon d’une vie de famille bien tranquille pour des choses qui le dépassent. Et qui dépassent sa femme. 

En route vers les Oscars

Ryan Gosling est fidèle à lui même, tout en introspection en simplicité. Et ce rôle lui va comme un gant pour son jeu à l’économie. 

Claire Foy incarne Janet Armstrong, une maman courage rêvant d’une vie normale et qui doit faire face à une situation complexe et dramatique. 


First man ou Ryan Gosling dans les pas de Neil Armstrong.


Elle porte bien des choses sur les épaules, à commencer par son amour pour cet homme qui la délaisse au profit d’une aventure spatiale et spéciale. 

Et puis il y a cette perte effroyable. Leur enfant disparue est présente tout au long du film. Un côté fort et prenant qui reste même l’emblème de ce long métrage.

Nous avons donc là devant nous tous les ingrédients pour faire de biopic, un moment puissant de l’histoire de la conquête spatiale au cinéma. 

Un film qui sera sans nul doute récompensé aux Oscars, tant il touche à l’âme et surtout, aux valeurs américaines.



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