Mémoire de musique : OïO, Anima

Dans la série des ovni musicaux, OïO est une incroyable et terrifiante réussite. Un seul monument et une fin tout aussi défilante et délirante. Ça se passe en 1991. En France. Dans une autre galaxie.

oio anima lacn


OVNI musical

S’il est une pièce d’art musicale qu'on aimerait voir intemporelle, ou pas, c’est bel et bien ANIMA l’album d’OïO sorti en 1991. Le premier, et l'unique. 

Avec ANIMA, vous avez affaire à un album magique, novateur, révolutionnaire même pour l'époque.

Vous avez affaire surtout, à une expérience électro-World psychédélique absolument irréelle, vitaminée voire limite sous substances artificielles très acides. 



J'aurais tendance à dire tant mieux parce que, à l'époque où ce monument sort, je suis moi aussi en pleine période électro irréelle vitaminée limite sous substances artificielles ou presque : je suis en effet en Cité Universitaire.

Le jour, j'essaie de poursuivre des études à l'IUT. Pas simple, tant les cours ne m'intéressent pas.

La nuit, j'essaye de dormir et de les tenir le plus éloigné possible de moi. Beaucoup plus simple, tant les occasions de se détourner du travail sont nombreuses. Il faut dire que ma chambre est le rendez-vous des potes à partir de 17h, toute la semaine. Donc travailler... Disons qu'on boit. Qu'on prépare des repas expérimentaux. Qu'on fait des canulars téléphoniques. Qu'on essaie d'empêcher nos voisins de réviser leurs partiels, d'ailleurs on aura plein de plaintes de nos souffre-douleurs... 

oio anima lacn

Et c'est donc dans ces conditions, grâce à des colocataires de cité tous aussi barrés que moi, que je découvre ce truc sorti tout droit d'un monde parallèle.

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Alors, comme moi, si vous avez aimé le sketch des Inconnus sur la secte Skippy, alors, vous adorerez OïO. 



La folie a du bon

La folie a du bon. Pourquoi ? Parce que, quand elle est assumée à son paroxysme, elle peut fonctionner. Soit cela donne n'importe quoi, soit, cela donne aussi, un peu, n'importe quoi. 

Mais qu'est-ce qui est passé dans la tête (ou l'estomac) de René Gueraçague, alias Martin Garat, son nom de scène, pour proposer au choeur basque Oldarra, de le rejoindre dans cette aventure hypnotique ? 





On ne le saura jamais. Mais le résultat est là. Pas moins de 100000 exemplaires vendus à l’époque, autant dire un succès.


Mais un succès surtout en Allemagne ou le groupe fut nommé aux victoires allemandes de la musique et reçu le prix du meilleur album étranger de l’année.

Il faut dire qu'en Allemagne, les teutons savent y faire question électro bizarroïde et substances hallucinogènes, et je m'en rendrai compte quelques années plus tard d'ailleurs.

En France, OïO est passé comme un ovni. Un ovni dont il ne reste pratiquement aucune trace. A part mes souvenirs.

Et vous, vous connaissiez OïO ?

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