The Pianist renouvelle le mime burlesque

Avec THE PIANIST, à voir jusqu'au 12 novembre 2017, le Théâtre 13ème Art offre au public une belle découverte en la personne de Thomas Monckton. Un évènement, qu'il ne faut pas manquer !





Thomas Monckton, un nom qui ne dit sans doute pas grand chose. Et pourtant, retenez-le, tant il pourrait vous bouleverser et vous séduire si vous le voyez. 

Un virtuose sur scène

Dans THE PIANIST, il campe un virtuose tout droit venu d'un autre monde, celui de l'irrationnel, celui de l'absurde et de la folie douce. Un virtuose qui débarque sur scène et va tout faire chavirer, y compris lui-même. Mais aussi le public, qu'il entraîne avec lui dans sa démesure.

Le décor est austère, sombre : un rideau, un piano, un lustre, un tabouret. Que faire avec cela à part un récital ?

Jouer du piano ? Eh bien non. Pas du tout. Du piano on n'entendra que rarement le son, sauf pour protester. Et pourtant du piano sortira beaucoup. Beaucoup plus. De la rage, de la fumée, comme dans un dialogue irréel avec son artiste.


Un démarrage en trombe

Dès le début du spectacle, nous voilà séduit, conquis, et cela va aller crescendo. L'entrée en scène, dès les premiers instants, donne en effet le tempo. 

Nous sommes aussitôt projetés dans la démesure, le burlesque et l'irrationnel. Ce comique visuel, silencieux, cette pantomime fabuleuse jette sur nous ce charme fou et désuet qui va nous conquérir pendant une heure entière.

Le premier tableau est fou. Cette scène avec le rideau marque instantanément. Elle s'allonge, dure, de plus en plus folle.

J'ai immédiatement pensé aux plus grands moments hilarants et magiques offerts par Pierre Richard ou Jim Carrey. 


Sans un mot

Mais c'est surtout un magnifique hommage au comique muet, de Buster Keaton à Charlie Chaplin en passant par Harold Lloyd, auquel Thomas Monckton fait référence. Et quelles références ! Ce comique, ce mime burlesque que l'on aurait tendance parfois à oublier et qui a pourtant tellement fait pour le cinéma en particulier, mais surtout pour l'art de la scène en général.

Visuellement parfait, chaque tableaux s'enchaîne sur un rythme endiablé. Le jeu est phénoménal, entre l'acrobatie, le trapèze, le cirque. La performance physique est impressionnante.

Aussi impressionnante que le jeu d'acteur. Thomas monckton se délecte à nous faire rire, à interragir avec son public. Jusqu'à sortir de scène, aller au contact de son public, toujours sans mot dire.

Un univers qui prend vie

Thomas Monckton fait de son piano un personnage réel, joue avec lui quand celui-ci se rebelle et refuse de jouer, fume.

Et au-delà du piano, chaque accessoire prend également vie, comme un animal facétieux et taquin qui le suit partout. Ses partitions, son tabouret, ses vêtements, ses chaussures, ses chaussettes sont autant de prétextes à l'acrobatie et à la fantaisie.

Chaque détail, porté par le talent de l'artiste, s'emploie à la perfection pour nous subjuguer.


Un artiste exceptionnel

Pendant cette heure intense, Thomas Monckton n'en fini pas de nous surprendre.Jusqu'à l'apothéose.

Retenez bien ce nom. Ce Néo-Zélandais, originaire de Patea a fait ses premières armes à Christchurch. De l'école du cirque CircoArts lui vient cette capacité à mimer, faire le clown mais surtout à jongler, tandis que c'est à Paris, à l'école Jacques Lecoq, qu'il sublime le talent naturel qu'il possède pour se transformer, jouer avec son corps en se contorsionnant à l'extreme et nous émerveiller par ses acrobaties.


Depuis des années, il écume ainsi les scènes du monde entier, offrant des performances artistiques incroyables qui renouvellent le comique et l'art du mime burlesque. Celle du Théâtre le 13ème art ne déroge pas à la règle.




THE PIANIST
Cirque Aereo
Par Thomas Monckton
Centre commercial Italie 2,
Place d'Italie - 75013 Paris
JUSQU'AU 12 NOVEMBRE 2017

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