Les Pin-up font leur come-back

Avec l'exposition "Pin-up, l'âge d'or du balnéaire", la Galerie Joseph nous rappelle cet été qu'il existe une époque, pas si lointaine, où l'on allait à la plage en "tenue correcte exigée".






Lorsqu'on voit l'état de la plupart des plages ou stations balnéaires, et notamment la densité de population qui s'y entasse au mètre carré, sur des serviettes ensablées, on peut s'interroger sur l'intérêt des congés payées.

Mais intéressons-nous plutôt à la mode


Dans la garde-robe féminine des années 40 et 50, le maillot de bain avait une place de choix. Véritable symbole de la beauté fatale, cet outfit surfait sur la vague des Pin-up girls des années 40, ces filles sexy épinglées aux murs et dont les G.I's étaient très friands pendant la guerre...



Démocratisée par Hollywood, la mode des Pin-up prend sont essor, emmenée par des ambassadrices de charme comme Elizabeth Taylor, Ava Gardner, Jayne Russel, Esther Williams… sans compter Marilyn Monroe.

Avec elle la "tenue de plage" fait un tabac


D'ailleurs, la pièce phare de l’exposition est un maillot de bain glamour en velours et dentelles porté par la star lors d’un shooting photo pour la marque « Catalina » en 1951.




Si le succès des tenues de plage est tel, c'est aussi qu'à Hollywood, la censure règne dans les années 50. Les actrices Hollywoodiennes n’ont pas le droit de se montrer en lingerie ou tenue légère.

Le Code Hays fait des ravages : baisers chronométrés, pas de poses lascives ou suggestives, lits jumeaux obligatoires même pour les couples mariés, pas de scènes d'amour, et pas de nombril offert aux yeux chastes des spectateurs qui pourraient être choqués.

William Hay, promoteur de cette censure, est particulièrement vigilant sur ce dernier point. C'est un fétichiste du nombril. On se demande ce qu'il serait arrivé s'il avait été fétichiste des pieds.

William Hay, promoteur involontaire du maillot de bain


On peut donc le remercier. Le maillot de bain est la seule parade que trouvent les producteurs pour émoustiller le public. Et autant dire que cela fonctionne.



Cela commence donc avec BATHING BEAUTY, (Le Bal des Sirènes), qui est le premier film 100% aquatique produit à Hollywood. Un film divertissant, d'où l'expression "se rincer l'oeil".

Un voyage dans le temps


L'exposition nous projette dans toute une époque, aujourd'hui révolue. Une époque de créations américaines, mais également européennes avec des grands noms de la couture. 



Du maillot "une-pièce Couture" au "maillot à jupette", les fabricants redoublent de créativité pendant toute les années 50.



Le maillot de bain est porté soit en 2 pièces (culotte montante qui couvre le ventre et surtout le nombril pour être "maintream") soit en "une-pièce" qui permet de se déshabiller sans être impudique.



Il a surtout l’avantage de pouvoir être porté au bar de la piscine ou dans les jardins de l’hôtel. Sans choquer.



Le maillot n’est plus forcément "de bain", il peut être de plage ou de cocktail, lors de ce que les américains appellent les "Pool Parties". Depuis, ils ont inventé les spring break. C'est un autre style.

Un style balnéaire flamboyant s’impose dans les années 50


Les imprimés y sont à l’honneur. Les maillots sont agrémentés de boutonnages, de faux laçages, de ceintures et de larges poches. La jupette peut être droite, entrouverte, portefeuille ou coupée façon short. 




De quoi offrir toute une garde robe pour l'été. On s'interroge cependant sur la taille des valises. Il faut dire qu'à l'époque il y avait des boys pour porter les malles.




Copyright (@didiersuperoupas) le

Voilà bien une exposition rafraîchissante pour cet été. Profitez-en, vous pouvez faire votre choix entre les tenues de jogging de supermarché low-cost à Paris Plage et les Pin-up à la Galerie Joseph, mais franchement, il n'y a pas photo...


UNE EXPOSITION GLAMOUR ET ESTIVALE
g a l e r i e  |  J O S E P H  |  f r o i s s a r t
7 rue Froissart, 75003 Paris
Du 5 juillet au 4 septembre 2017 | de 11h à 20h
Entrée 6€

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